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La Turbie

  • La Turbie

    La Turbie - Vue panoramique

    Crédits : « À vol d'oiseau »

  • La Turbie

    La Turbie - Vue panoramique

    Crédits : « À vol d'oiseau »

  • La Turbie

    La Turbie - Chapelle Saint-Charles

    Crédits : Nadège Berro



Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Turbie

  • Pays : France
  • Région : Provence-Alpes-Côte d'Azur
  • Département : Alpes-Maritimes (06)

Contact

  • Jean-Jacques RAFFAELE
  • Avenue de la Victoire, 06320 - LA TURBIE
  • accueil@ville-la-turbie.fr / hgrouselle@cegetel.net
  • Point Information Tourisme : 04 93 41 21 15

Dans l'Antiquité, les navires qui faisaient du commerce en Méditerranée s'abritaient dans la baie protégée des vents par le rocher et les contreforts montagneux. Si le territoire de La Turbie s'étend jusqu'à la mer, la population préfère vivre sur les hauteurs, où elle est à l'abri. Pourtant, en 1076, quelques notables turbiasques construisent au pied du rocher une église dédiée à la Vierge. Ayant étendu leur territoire vers l'ouest, les Génois s'installent sur le rocher au début du XIIe siècle et y édifient l'ébauche d'une forteresse.

Les vestiges du monument romain, trophée d’Auguste, sont transformés vers le XIIe siècle pour devenir le « château de La Turbie ». C'est à cette époque que sont définis les droits des habitants de Monaco sur le territoire turbiasque. Cependant, les limites territoriales mal définies engendrent des « querelles ».

Après la dédition niçoise de 1388, La Turbie devient place forte des "Estats de Savoye", avec un gouverneur, jusqu'à la guerre de la succession d'Espagne. La victoire de la France sur les États de Savoie a pour conséquence la destruction des places fortes de la région, dont celle de La Turbie, qui s'effectue en 1706 avec la complicité du prince de Monaco Antoine ler. En retour, le roi de France, Louis XIV, à qui appartient désormais le bourg de La Turbie, intervient dans l'affaire des limites. Il croit pouvoir accorder au prince Antoine ler d'exercer un pouvoir souverain sur le territoire de La Turbie. Or, ce n'est qu'un simple droit d'allégeance qui lui est accordé, et de courte durée, ce qui ne le satisfait pas. Au traité d'Utrecht en 1713, le baron Biancardi recouvre tous ses droits en tant que seigneur de La Turbie. En 1760, un premier accord est établi entre le prince de Monaco et le roi de Sardaigne pour fixer les limites. On voit encore aujourd’hui des bornes frontières datant du bornage de 1828. La croix grecque indique la Savoie et la lettre « M » la principauté.

La Grande Corniche, qui passe à La Turbie, reste longtemps la seule voie pour se rendre en Principauté, jusqu'à l’arrivée du chemin de fer en 1868 et de la route du bord de mer en 1883. Avec la formidable expansion économique de la région, naissent les communes de Beausoleil, en 1904, et de Cap-d'Ail, en 1908, issues du territoire de La Turbie.

La population turbiasque reçoit la visite du prince Florestan ler en 1853. En 1860, c'est au tour du prince Charles III d'être reçu par le curé de la paroisse, qui lui fait visiter l'église Saint-Michel (« Le souverain s'arrêta longtemps à la chapelle Saint-Charles, son saint patron »). En 1914, c'est le prince Albert ler qui est accueilli par le maire Philippe Casimir et qui s'intéresse à la restauration du Trophée d'Auguste. ll offre l'horloge de l'ancienne mairie. L'avenue qui conduit au Rondo est baptisée en hommage à Albert Ier. Le stade bouliste porte un temps le nom de Louis II. En 1950, c'est au tour du prince Rainier III de se voir conférer la citoyenneté d'honneur de La Turbie. C'est après sa visite que les travaux de dégagement des abords du Trophée sont entrepris par le Ministère français des Beaux-Arts et la municipalité de La Turbie. En 2007, en présence de S.A.S. le Prince Albert ll, le « Rondo Rainier lll » est inauguré en hommage au « prince bâtisseur ». La piscine municipale « Princesse Charlène de Monaco » est inaugurée dix ans plus tard.